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Cette tendance a été publiée le 10/04/2013 par N+ one

Transport Maritime : Si rien n’est fait, il n’y aura plus de bateaux marocains

Transport Maritime : Si rien n’est fait, il n’y aura plus de bateaux marocains

La pérénité du pavillon marocain est plus que jamais menacée. Après les déboires de la Comarit, la poursuite des activités sur le secteur relève désormais de la survie. Le PDG de l'IMTC [International maritime transport corporation] regrette que l'Etat ne soit pas allé jusqu'au bout pour sauver l'entreprise fondée par Ali Abdelmoula.

« Soyez sûr, si le Maroc ne fait rien, il n’y aura plus de bateaux battant pavillon marocain d’ici cinq ans », déclare le commandant Mohamed Karia, PDG du groupe IMTC, dans une interview accordée à L’Economiste. Après les saisies des bateaux de la Comarit, la flotte marocaine ne compte plus que 17 bateaux environ dont 12 appartenant à IMTC, contre près de 70 dans les années 1980. Le secteur du transport maritime au Maroc va mal. Et la situation a commencé à se dégrader en 2007, date d’entrée en vigueur de l’open sea. « La libéralisation a été menée, sans mise à niveau de l’armateur marocain », regrette M. Karia.

L’offre, plus importante que la demande

Aujourd’hui, les quelques rares armateurs qui résistent encore à la crise font face à un défi de taille : la concurrence de l’aérien low cost. Et c’est surtout les MRE qui optent désormais pour ce moyen de transport au détriment du maritime. Selon le commandant Karia, IMTC, par exemple, chargeait auparavant entre 1 300 et 1 400 passagers et 400 voitures. Aujourd’hui, l’armateur doit se contenter de quelques 400 passagers en moyenne et 150 à 200 voitures. L’été dernier, malgré toute l’opération lancée par le ministère en charge des Marocains résidents à l’étranger, « aucun navire n’a affiché complet », affirme le patron de IMTC. C’est dire à quel point le transport maritime au Maroc est en berne.

La crise de la Comarit a enfoncé le secteur

La crise de la Comarit n’a fait qu’enfoncer le secteur. Les fournisseurs de fuel, de nourritures et de pièces de rechange n’ont plus confiance. « Avant, nous bénéficions de plus de flexibilité de la part des fournisseurs, l’encours consenti pour le combustible atteignait huit millions de dollars », indique le commandant Karia, ajoutant qu’il faut désormais « payer cash ». « Nos fournisseurs déclarent qu’ils ne peuvent plus nous faire crédit car leur trésorerie ne peut suivre, suite aux pertes essuyées avec la Comarit », explique le dirigeant.

De l’autre côté, les banques ont mis les verrous. Il devient de plus en plus difficile pour les armateurs d’obtenir des crédits, toujours à cause des pertes subis par plusieurs établissements suite à la crise de la Comarit. Or la hausse du prix du fuel combiné à la baisse d’affluence des voyageurs met les opérateurs dans une situation difficile. Face à cela, la tendance est aux petits bateaux.

Pour le PDG d’IMTC, l’Etat devrait urgemment réagir pour sauver la flotte nationale. Il estime que l’Etat a fait une erreur en abandonnant le sauvetage de la Comarit. La compagnie, grâce au redressement judiciaire, peut reprendre ses activités depuis peu. Mais jusqu'à présent, elle n'a toujours pas communiqué sur la manière dont elle s'y prendra. Et la réalité que connait le secteur en ce moment pourrait rendre la reprise de la Comarit difficilement envisageable.


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